Chambery: On a marché sur la neige

Ha enfin une randonné avec L. et les copains de Grenoble !
Depuis le temps que L. me parlait de ses randonnées avec ses potes ou « Si j’avais été laaa j’aurais trouvé ça trop bien ! ».
Hé bien cette fois-ci L. à géré l’événement, trouvé les dates, fait la bonne mailing list, fait des mails rigolos, du beau travail. Après plusieurs centaines de mails échangés les choses sont posées.

La rando: Dans le coin de Chambery
Le groupe: Quatre Parisien et Quatre Grenoblois (enfin il parait)
La durée: Trois jours donc deux nuits dehors

Initialement la rando était proposée comme quelque chose de sympathique, une douce promenade en montagne par un chaud soleil d’août. Des pauses fréquentes agrémentées de baignades et de moments de détentes lectures… Mouais, bien sur…

Avec G. nous nous organisons pour prendre le même train et arriver le samedi en fin d’après-midi, à peu près à l’heure de prendre un bon apéritif.
Sur le trajet du point de rencontre nous ferons une petite pause dans un magasin de mobylette. Voir un kit vario et un vilebrequin Malossi renforcé cela fait toujours chaud au cœur. Nous arrivons grâce à nos téléphones enfin surtout à celui de G. à nous rendre chez M. et P. la seule représentante du sexe faible.

Nous sommes bien accueilli L. T. et JB. sont déjà là et rapidement une bouteille de Pastis fait son apparition. Bien sur ça parle de randonnée, poids des sacs et surtout nourriture. L. alias père castor à un gros appétit.
Malgré les phrases rassurantes de T. sur la capacité des lyophilisées MX3 L. est suspicieux. On discute gentiment, et je suis vraiment content tout à l’air super bien organisé, T. S. et M. ont géré toutes les courses et entre les saucissons, le fromage, les soupes, les thés, les compotes, les fruits secs, on ne devrait manquer de rien.

Vient le moment de regarder si les tentes vont être suffisantes :-) Nous prendrons l’option sécurité avec trois tentes, deux deux places et un palace vendu par T. pour six places mais qui à quatre est correct, plus c’est comment dire… Pas pour dormir, mais plutôt pour ne pas mourir de froid.
Les sacs prêts, le dîner avalé, vient le temps de prendre un gentil digestif.
Je file me coucher dans le jardin sous l’abri fait par un castor junior, censé me protéger de la pluie. Je vais être accompagné par la musique année 80 émise par le jardin d’un voisin festif, puis vient une pluie fine.
J’entends les gouttes tomber sur les arbres puis sur la toile de la bâche qui me protège. Seulement la bâche protège bien de la pluie mais pas des moustiques, après m’être fait attaquer par un escadron, je m’oriente dans la maison. Ma première nuit à la belle étoile me coûte quelques boutons sur la tête le coup et les bras.

Le matin nous nous réveillons joyeux mais encore accompagné du digestif de la veille… Rapidement nous partons, faisons quelques courses, in-extremis je glisse une bouteille de pastis tony sur le tapis roulant de la caisse, c’était moins une. Les échanges de voiture effectués, l’attente du départ avec un café et c’est partis.

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Ca commence par une belle côte dans la forêt nous montons ! L’eau est partout il fait un temps magnifique, nous mangeons quelques
myrtilles, il fait chaud tout le monde transpire, heureusement mon bob rouge me protège !

Nous finissons par arriver à un refuge, nous faisons marcher le commerce locale en mangeant de la tarte aux myrtilles bien sur !
Tarte faite par la maman de la petite fille de 5 ans qui pourrait bien s’appeler Heïdi ! Que de souvenirs en construction pour cette petite fille, passer deux mois dans la montagne avec sa mère et deux gros chiens.

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Nous reprenons notre chemin abandonnant l’usine de tarte aux myrtilles pour aller quelques centaines de mètres plus haut à coté d’un petit lac et d’un névé. Pour moi les névés c’est la première fois. Voir de la neige comme ça au mois d’août c’est incroyable, je ne pensais même pas que c’était possible. Nous posons le camps dans cet endroit qui domine la vallée, encore une fois l’eau est partout.

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La météo jusqu’ici clémente est annoncée tournante pour être ventées et pluvieuse. Nous installons le campement, de mon coté je me dis que la nuit à la belle étoile ça risque d’être un peu tendu… Le moment du dîner arrive nous installons la machine! Le réchaud primux, le must have du réchaud censé faire décoller une montgolfière en moins de cinq minutes, effectivement c’est impressionnant le bruit est la et en quelques secondes l’eau bout à grosses bulles, la machine !!!
Le test de MX3 est concluant, je sais que L. en voudrais deux par personnes, mais c’est ainsi, pauvre L.
Nous buvons quelques canons L. nous racontes un tas d’histoire et franchement ça fait du bien d’être dehors avec de bons compagnons.
On va tous se coucher et je décide de dormir dehors et prévenant que peut être je viendrais rejoindre T. JB. et G si la pluie venait à tomber. Difficile de trouver le sommeil L. et S. n’arrentent pas de parler et je ne peux pas m’empêcher de sourire. La météo de P. ne s’était pas trompée, il pleut à partir de une heure du matin, je regagne la tente un peu déçus, ce n’est que le matin que je m’apercevrais que je suis à coté de G.

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Nous prenons notre petit déjeuner dans une atmosphère humide et peu ensoleillée, puis vient le moment de vérifier l’itinéraire sur la carte et nous partons, en route vers le col. Bon nous n’allons pas vraiment arriver au col. Nous allons beaucoup monter pour finalement nous apercevoir que c’est la mauvais chemin. Ca grimace un peu car nous avons fait du pierrier, que la descente est tendue patiti et patata, T. est un peu désolé mais c’est collectif on a été des boulets car nous avons pris la mauvaise direction dès le départ.
Enfin moi ce que je trouve vachement bien c’est que nous avons marché dans la neige, il ne m’en fallait pas plus. On fait notre pause déjeuner sur les roches de gneiss, heureusement que le saucisson est la pour remonter le moral, c’est pas le moment de devenir végétarien.

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Nous entamons la descente pour nous retrouver non loin de notre campement. La vient la grande question est-ce que nous continuons ou arrêtons nous ?
Pour résumer nous sommes mouillés, il y’a du brouillard, nous avons marché plusieurs heures pour nous retrouver à notre point de départ. Après une rapide discussions nous décidons de reprendre la marche pour monter aux cols. T. et S. sont trop forts, ils parviennent malgré la purée de poids qui nous entoure à trouver le bon chemin nous allons traverser des paysages magnifiques.

Arrivés en haut du col nous voyons un peu pendant quelques secondes puis plus rien. C’est un peu angoissant les pentes environnantes sont bien raides, il y’a de la neige, heureusement nous sommes au mois d’août.
La même situation en hiver avec des journée plus courtes et des degrés en moins ça ne serait pas drôle du tout !
Nous finirons la journée par trouver le bon chemin pour descendre du col. La journée à été éprouvante pour tout le monde, le montage des tentes, puis le repas avalé quelques’un partiront directement se coucher. Ce n’est pas la cas de L. qui a trouvé un nouveau compagnon: Etienne.

Etienne, c’est un garçon qui descend seul de la montagne avec un gros sac à dos comme seul compagnon. C’est un peu un ovni, il nous avouera tout de même qu’il est content d’avoir un GPS car « la haut c’était pas évident ». Tu parles, moi je serais mort dix fois à sa place. Enfin le garçon a tout de même les pieds mouillés, mais lui ça n’a pas l’air de le gêner… Un mutant.

Cette fois-ci c’est la bonne j’ai un créneau pour passer la nuit à la belle étoile, la troisième tentative est la bonne, je passe la nuit dehors accompagné par une lune qui éclaire tout le cirque dans lequel nous sommes. C’est presque déroutant et plusieurs fois dans la nuit je regarde le flanc des montagnes éclairé par cette lumière blanche.

La nuit passée le matin arrive frais et puis ensuite le soleil arrive. Il fait du bien, il sèche les vêtements, toute la troupe est de bonne humeur. Le petit déjeuner enfilé on regarde la carte, mais on sait tous que c’est la fin de la rando.

Je pense que pour certains c’est bien que cela soit terminé et je pense que pour d’autres quelques jours de plus n’aurait pas été malvenu. En tout cas de bons souvenirs. Je profite de ce texte pour dire merci à tous, car c’est vraiment tous ensemble avec nos différences que nous avons fait de ce moment un moment de partage bien agréable. Et un grand merci à T. pour son investissement car il à tout de même porté à plusieurs reprises le choix des décisions et ça n’est jamais simple, gouverner c’est décevoir. Mais moi je n’ai pas été déçu, surtout quand il est parti en footing à la recherche de la voiture.

Nous finirons entassés à 8 dans une voiture avec les sacs et les odeurs tout y été !!!

Spéciales dédicaces:
P. et JB. vous m’avez bluffé par vos conditions, vous avez été des machines.
G. malgré l’absence de bâton, de chaussures de rechange et sans doute d’autres choses, pas une seule fois je ne t’ai entendu te plaindre. Sauf peu être de ma présence dans la tente :-)
S. je sais maintenant que l’on peut descendre des pentes enneigées en restant debout sans même lever les pieds, je sais aussi que sans toi nous n’aurions pas manger de fruits secs, ce qui aurait sans doute été un drame.
M. toujours de bonne humeur, un plaisir.
L. tu es un super organisateur, non je déconne espèce de fumier !