Vercors Edition 2014

Pour cette année la randonnée est programmée dans la région du Vercors.
Pour le casting nous avons un invité de dernière minute V.
Une soirée musclée en apéritif à suffi à placer les grandes lignes de notre parcours.
C’est officiel nous allons dans le Vercors parcourir une partie du GR91. Départ de la ville de Corrençons en Vercors, traversé du plateau du Vercors pour ensuite finir par une grande descente qui nous fera arriver à Chatillon-en-diois. Les dates sont placées, le trajet organisé tous les participants prévenus, tout cela commence bien.

Sauterelle

Pour ma part afin que mes petits camarades soient en bonne forme j’ai préparé quelques petites choses à manger: Raisins secs, figues séchées, graines de tournesol, miel d’acacias. Tout ça en mode bio bien sur. Pour l’anecdote, le contenant du miel, une gourde made in USA m’a été offerte par A. c’est bien sympathique de sa part !

Le rendez-vous est donné à la maison ou nous nous retrouvons. Nous prendrons A. au passage. R. doit nous rejoindre mais il visiblement il s’est trompé de Châtillon ! Il pensait mettre une heure mais au final c’est trois heures de trajet…

Un rendez vous est donné à la sortie de l’autoroute nous nous retrouverons et je finirais le voyage avec R. Nous prendrons le temps de discuter pendant ses trois heures de trajet, la famille, les enfants, les joies, les emmerdes, la vie.

On arrive en fin d’après-midi à Chatillon-en-diois pas le temps de prendre un verre que nous devons déjà repartir. La voiture est déposée juste en face d’une fontaine ou pousse du houblon. Nous transférons les affaires dans l’autre voiture et c’est parti pour encore deux heures de route direction Corrençons.

C’est de la route de montagne ça tourne dans tous les sens, nous arrivons sur une déviation puis nous nous retrouvons un peu égarés dans un village, je vais demander ma route à deux bons locaux à qui ça fait bien rire de nous voir perdu. C’est la touche Parisienne.

Nous arriverons sur Corrençons bien tardivement et nous organiserons un dîner sur le parking du golf. La c’est un peu moins fun, car je viens de me rendre compte que le demi litre de Ricard que nous avions pris n’est en fait qu’un petit flasque de 20cl à peine. A nous cinq effectivement nous torpillerons ça en moins de 24 heures…

Le dîner terminé nous enfilons nos sacs à dos et nos frontales et nous commençons notre randonnée. Une heure plus tard nous passons le 45 méridien et nous trouverons grâce aux efforts conjugués de V. et R. le refuge. R. va explorer les lieux et il s’avère que nous ne sommes pas seul. Avec R. nous déciderons de dormir à la belle étoile. La lune est presque pleine la luminosité importante et nous y voyons très bien. En tout cas les lampes ne sont pas du tout indispensables.

<photo du 45° méridien>

Le lendemain matin nous ferons la connaissance de Edouard un Belge venu passer quelques jours sur le plateau du Vercors. Il est seul et détails amusant, nous avons le même sac de voyage, et une bouteille de Oasis en guise de gourde, nous sommes fait pour bien nous entendre.
<<Phopto
Nous préparons notre petit déjeuner partons bien tardivement enfin c’est le premier jour il faut y aller tranquillement d’autant plus que notre camarade V. se plaint de douleurs dans les adducteurs.

Nous passerons la matinée et le début d’après-midi sur le chemin qui nous fera atteindre le refuge de ….. Nous y retrouverons Édouard. Nous avons fait deux heures et demie de marche et c’est bien peu. Je propose à nos camarades de monter sur le sommet voir un peu ce qu’il s’y passe, mais tous sont fatigués… Édouard et partant et c’est tant mieux. Nous montons sur la crête et nous avons une vue à 360° le vent est fort et je vais même trouver le moyen de faire un petit mur de cinq six mètres, un bonheur. Édouard propose de continuer sur le droite et après quelques centaines de mètres nous tombons sur un bouquetin. Nous nous arrêtons nous l’observons et nous voyons ensuite un second, un troisième puis un quatrième bouquetins. Nous nous approchons doucement sans faire de bruit. Les bouquetins nous regardent sans vraiment prêter attention à nous. Pendant ce temps nous continuons de nous approcher et nous dénombrons de plus en plus de bouquetins. Il y’a des plus âgés qui se prélassent au soleil et d’autres plus jeunes qui préfèrent se donner des coups de têtes.

Au final nous comptons plus de trente individus, mais je pense que nous en avons une bonne quarantaine. Je vais m’approcher tant et si bien que je finirais entouré par les bouquetins, heureusement ces animaux sont des herbivores, sinon fraichement je ne serais pas rassuré.
Bouquetins

Vidéo Bouquetins

J’ai pleinement conscience que je viens de vivre un moment unique, c’est certainement une expérience que je ne revivrais sans doute jamais.

Voici les images que nous avons vues, c’était vraiment très beau.

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Lors de notre retour au Chalet on donne la nouvelle aux copains restés en bas. Eux pendant ce temps ils sont allés chercher de l’eau à la source ou le débit est très lent. Environ 7 minutes pour remplir une gourde d’un litre. Je sens qu’ils regrettent maintenant un peu de ne pas être monté avec nous.

Nous préparons nos repas et lançons une partie de tarot. Édouard de son coté a préféré installer un tente pour ne pas subir les bruits nocturnes diffusés par A. C’est plutôt un sage décision. Je calque son exemple et décide de dormir au rez de chaussé alors que mes petits camarades vont aller à l’étage. Pendant la nuit j’entends du bruit, un bruit de plastique qui grouille. Je suis un peu surpris je me demande si c’est à l’étage ou au rez de chaussé, mais rapidement je me dis que c’est au rez de chaussé. J’allume ma frontale je regarde le sac d’ou provient le bruit et je me dis que ca doit être une petite souris qui est en train de se faire le repas de sa vie. Je ferme le sac et retourne me coucher.

 

Le lendemain je vais m’apercevoir que effectivement nous avons été visité. Nous hôte a eu le bon coup de tout goûter, j’adore !!! La petit souris à goûté une figue, bof pas terrible… Ensuite croquée dans un raison, ouaip pas mal, puis les amandes et la waoow !!! Bon tout ça n’est pas très grave et je me dis que les petites souris du plateau ne doivent pas avoir trop de germes. Enfin bon…. Pour ce qui concerne mes camarades restés à l’étage, de leur côté aussi il y’a eu de la visite. Les rochers Suchard ont été grignoté. Moi ça m’arrange :-) car S. est un peu dégoutté et ne veut plus y toucher. Quelques secondes plus tard ils sont au fond de mon ventre, miam miam ! Les souris finalement sont de terribles agent secret, et mon avis est qu’elles ont l’habitude de sévir dans le secteur…

Nous commençons la journée par faire vingt minutes de marche pour retrouver la source et faire le plein, de grandes discussions portent sur le volume d’eau que nous devons transporter. Après une grosse demie heure de palabre nous reprenons le chemin. Nous marcherons gentiment et nous ferons une pause pour déjeuner quelques instants plus tard. Suite à cette pause repas nous repartons et nous arrivons un peu avant seize heures au refuge.

Sur cette partie du parcours nous verrons quelques marmottes, dont une qui sort de son trou ou moment au je passe.

Marmotte

Le Mont Veymont:

LeGrandVeymont

Je propose d’aller faire une promenade dans les hauteurs mais tout le monde semblent ko. Je pousse un peu, mais le jeu de tarot semble avoir plus de sucés que moi. C’est ainsi… Un randonneur vient de rejoindre le refuge, constate que nous sommes la et il décide de monter au prochain refuge. Je lui propose que nous fassions le trajet ensemble.

Nous partons et nous discutons, mon compagnon de marche et encore plus bavard que moi, c’est un enseignant écolo de la première heure, passionné par la faune et la flore. Nous passons devant le mont aiguille, il me raconte un peu l’histoire du mont aiguille et je constate qu’effectivement, faire cette ascension doit vraiment être quelque chose de superbe. Le mont aiguille est visiblement le premier endroit ou une ascension à été faite. C’est vrai que d’imaginer un homme en armure monter sur cet espèce de piton c’est assez amusant. Je me dis que c’est vraiment une partie d’escalade que j’aimerais faire, avec un bivouac au sommet, c’est doit être extraordinaire, affaire à suivre…

MontAiguille

Lors de notre promenade nous passons devant un pin crochet. Mon compagnon de marche m’explique comment l’identifier et effectivement cet arbre flanqué sur cette partie plate qui doit être balayé par les vents c’est assez surprenant, enfin bon c’est un arbre :-)

PinCrochet

Au final cette boucle qui me mènera au pied des chemins permettant ascension du  grand Veymont me prendra plus de deux heures et je ferais le retour au refuge au soleil déclinant. Je vais faire quelques morceaux en courant, ça descend légèrement, une petite paire de running serait vraiment plus adaptée, nous ferons avec les grosses chaussures.

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Au retour au refuge je retrouve la bande affairée à faire un tarot, lorsque je regarder la feuille des scores je vois que c’est la sixième ! Je m’incruste gentiment mais je ne suis pas dans le jeu, je suis resté en haut et je me dis que ne pas faire l’ascension du grand Veymont, qui est à notre porté c’est vraiment dommage. Le lendemain nous avons une grosse journée de marche est faire le Veymont demande plus de quatre heures donc, pour cette rando c’est mort, sans doute pour une prochaine.

Nous pensions passer la soirée seul dans notre cabane, mais ça ne s’est pas passé comme cela, deux Lyonnais nous ont rejoint. Deux petits gars franchement sorti du travail, bien motivé pour faire un weekend en montagne, eux le Veymont demain ils vont le faire. On discute et casse la croûte ensemble puis ils décident de s’installer dehors. C’est étrange pour la deuxième nuit consécutive, nous avons des visiteurs, mais qui préfèrent dormir dans une tente dehors. Hier Edouard et aujourd’hui Paul et Julien.

Le moment venu d’aller nous coucher on se dit que demain va être une longue journée et qu’il va falloir se lever tôt. On décide de l’horaire puis je vais me poser dehors avec mon tapis sol et mon sac de couchage. Le vent est fort mais je suis bien abrité du vent face à Altaïr et je pense à cette journée les yeux grands ouverts, lorsque au moment précis ou R. sort de la maison une étoile filante traverse le ciel de gauche à droite. Ca y’est j’ai vu mon étoile, je peux dormir. Durant la nuit je serais réveillé par R. qui préfère le silence de la nuit.

Notre couchage:

CouchageRefuge3

Le petit déjeuné effectué nous nous lançons, une grosse journée de marche en perspective. Nous allons devoir marcher pendant plus de trois heures !!! On commence gentiment une première pause faite après une heure trente de marche, puis nous enchaînons par un joli faux plat, le trajet est agrémenté de pause pour manger des framboises au gout délicieux, le sol dans lequel elles poussent est un mélange de calcaire et de terre, le tout est bien humide.

Nous arrivons sur un plateau et nous y ferons notre pause déjeuner. Nous avons une vue à 360° et c’est un vrai bonheur, nous mangeons et puis nous reprenons notre marche. Je sens que c’est la fin de la rando tout le monde à accumulé de la fatigue et l’humeur et pas terrible on sent quelques tensions et je préfère être dans ma bulle, en phase avec cette nature incroyable qui nous entourent. Nous arrivons finalement à un embranchement et voyons le grand cairn.

Cairn

 

A partir de ce moment il ne reste plus qu’un kilomètre ou deux avant d’entamer la descente qui nous conduira sur Chatîllons-en-diois.

DreamTeam