Une nuit sous les étoiles à plus de deux milles mètres

Une nuit à la belle étoile en famille, quoi de plus sympathique ? Nous décidons que demain nous allons aller faire une virée tous les quatre. Le départ ce fait tôt, enfin pas trop tôt disons un bon huit heure du matin. C’est les vacances tout de même. Nous prenons la voiture et nous nous rendons à Font-Romeux. De là nous prenons une navette à touristes qui nous dépose au Lac des Bouillouisses. La météo est plutôt sympathique, pas de vent mais des nuages qui sont posés au-dessus de nos têtes nous prévenant que tout pourrait facilement basculer. Nous empruntons le sentier qui longe le lac et nous faisons un petite pause, nous en profitons pour déjeuner. Les filles jouent et Juliette observe les têtards qui sont postés sur les rives du lac. Nous reprenons le chemin et il y’a quelques hésitations sur l’itinéraire à emprunter, nous oscillons entre plusieurs choix et nous allons plein Est vers quelques petits lacs. Là les choses prennent une autre tournure et le chemin devient un peu plus technique, nous descendons et évoluons entre forêt et zone très humide. Nous gagnons chemin faisant le petit lac que nous avions ciblé comme campement. Grosse déception nous sommes sur un lieu touristique avec parking et table de piquenique, l’endroit fait l’unanimité contre lui et nous déguerpissons rapidement. C’est parti on remonte, on se trompe de chemin et on fait demi-tour. D’un seul coup il s’opère un changement d’attitude. Jusqu’à la l’ambiance n’est pas très bonne, et puis d’un coup tout change. La difficulté et la fatigue on fait que tout le monde est devenu détendus, c’est étrange mais bienvenu. Nous continuons à marcher et retournons à l’endroit qui nous avait tant plu.

Les enfants sont épuisés et sitôt posé, notre aînée s’allonge et s’endors. La cadette pendant ce temps m’aide à aller cueillir un peu de bois pour le feu. Nous installons toutes nos affaires, le soleil descend et je démarre un petit feu. C’est interdit mais nous ne sommes qu’a quelques mètres du lac et le feu que je fais est vraiment tout petit, c’est-à-dire une main sur une main. J’aime faire de  petit feu qui peuvent être facilement éteint avec un litre d’eau. Nous lançons le repas, composé d’un saucisson d’une soupe et de pates. Les enfants sont fatigués et ravis, l’humeur du groupe est bonne. Ma chérie qui était si tendu se détend un peu, mais l’idée que nous allons avoir froid ne la quitte pas, c’est ainsi.  La nuit est installée, les étoiles habillent le ciel, nous sommes vraiment bien. Tout le petit groupe va se coucher et je passe un bon moment à observer les étoiles. La grande ourse est devant, l’étoile polaire est bien sur sa gauche, ça va chaque choses est bien à sa place. La nuit se passe fraîchement, j’ai le sac de couchage le moins adapté et j’ai froid, je savais que j’allais avoir froid, mais j’arrive à m’endormir.

Le lendemain matin le soleil  est la présent, importuné pas quelques thons nous prenons notre petit déjeuner et nous glandons gentiment sur les bords du lac. Les filles n’ont pas très envie de reprendre la marche et cette grande inactivité convient à tout le monde. Le midi nous décidons de rentrer et nous faisons une nouvelle pause sur les bords du lac, nous finissons les provisions que nous avons amenées et puis sous un début de pluie nous regagnons le parking où une navette nous ramène à notre voiture.

Ca y’est nous l’avons fait, la nuit à la belle étoile à plus de deux milles mètres !

Tout le monde en garde un super souvenir, moi je suis content je voulais cet été que nous vivions cela tous ensemble.