J’irai à la campagne à bicyclette

C’est une idée qui trotte dans ma tête depuis longtemps, pour être honnête avec moi même, cette idée est en moi depuis que je sais faire du vélo. Mais voila partir de Paris avec ses routes emplis de voitures, cela ne donne pas très envie. Trouver un itinéraire qui emprunte des passages agréables est la première étape. Enfant internet n’existait pas et identifier un itinéraire adapté à un vélo à partir d’une carte routière ça n’était pas franchement possible. Il y’a aujourd’hui un site qui est nommé, « sortirdeparisavelo.fr » et qui propose des parcours permettant une sortie de Paris sans subir les voitures et sans risquer sa peau sur une route trop petite avec des voitures qui te doublent sans respect de distances d’éloignement.

Nous sommes vendredi et est tard, j’ai passé une très longue journée commencée trop tôt. Un voyage de trois cent kilomètres fait avec une superbe voiture hybride, une journée de travail, un retour dans les bouchons, un trajet en vélo pour aller au plessis-robinsson et une soirée bière-chips à regarder le redbull rampage. Pendant les dernières images de la compétition je me demande bien ce que je vais faire demain et me dis que c’est le parfait timing et la parfaite météo pour faire le trajet Paris Bransles; il semble que la météo ne soit pas mauvaise alors c’est peu être le bon moment ?

De retour à la maison, je décide de jouer ma décision sur un coup de dés, les chiffre « 8 » sort, c’est décidé je vais le faire.

Il est plus de onze, je suis franchement fatigué et je regarde l’itinéraire que je pourrais emprunter, je prépare mes affaires, puis je vais me coucher.

Réveil, calin, petit déjeuner composé de deux bols de thé avec du miel de quelques tartines de pain tartinées de miel, et c’est partis, il est 10 heure je suis sur mon vélo.

Je regagne les bords de seine en empruntant la piste cyclable du boulevard de maréchaux, première difficulté arriver sur la piste cyclable, c’est simple il y’a des voies rapides qui m’empêche de l’atteindre, mais pas de problème je coupe et arrive sans trop de difficulté sur la piste.

Il est 10h30 je roule sur les bords de seine le soleil est doux les couleurs sont belles ça commence bien, et la première erreur je loupe une bifurcation et j’engage sur le mauvais bras de la seine, je ressort de la piste et coupe à travers Alfortville pour regagner l’autre bras. Aidé par mon téléphone je retrouve le bon chemin. Seulement sur mon chemin je passe trop près d’une audi noire en stationnement et une sangle de mes sacoches vient se glisser dans les pare-choc arrière et est tout simplement arrachée, c’est net je me fais un petit demi tour et reprend ma sangle coincée sur la voiture… Dommage, le coté positif c’est que la sangle est entière et les sacoches aussi, dans le mouvement qui a arraché la sangle c’est la couture qui a lâchée, c’est réparable, bonne nouvelle.

C’est plat je longue les bords de seine, c’est un bon début le vélo roule bien, les premiers kilomètres s’enchaînent bien c’est sans difficulté. Arrivé au bout de la piste cyclable je suis devant un escalier et c’est partis pour le premier portage. Je franchis qui le pont qui enjambe la seine et retrouve une autre piste cyclable qui continue. J’enchaîne tranquillement les kilomètres, le vent n’est pas trop fort mais bien présent. Je passe devant la casse située à Athis-mons dans laquelle je suis allé tenter de trouver un carburateur pour ma golf en passant devant un restaurant ouvert… Je me dis que c’est peu être le moment d’acheter un sandwich, il est un peu plus de midi et le lieu semble propice, entendons par la que c’est un bar pmu, qui fait restaurant et qu’avec les autocollants et enseignes il semble que c’est le repaire des Portugais. Le serveur est adorable et le cuisinier imbuvable dans un premier temps on me fait comprendre qu’il n’y a pas de pain, alors je me rabat sur un café, puis miracle quelques minutes plus j’ai un super sandwich pâté cornichon que je paie trois euros et vingt centimes, une très bonne affaire en somme !!!

Le sandwich bien rangé dans mes sacoches je file et longe les bords de sien en empruntant la route, il y’a quelques voitures mais c’est correcte je ne me sens pas en danger. J’arrive à Evry et suite à un coup de téléphone et quelques textos je cale mon GPS sur notre point de rendez vous, le site de Cuvier Bellevue. Le temps indiqué est légèrement supérieur à deux heures. Si je roule non stop je devrais arriver vers 14h00.  Le parcours proposé me fait passer par l’intérieur d’evry ou seul les bus circulent, c’est sympathique de traverser ces grands ensembles il y’a des piétons un peu partout des enfants des papa tenant la main de leur enfants c’est agréable loin de clichés. Je laisse le parc qui aurait pu faire l’affaire pour ma pause déjeuner et regagne la national je roule direction la forêt !

En bas de la descente je vois ce petit endroit abrité et ensoleillé et en dis que c’est un endroit parfait pour une pause. L’heure tourne je suis à trente kilomètres de distance de mon point de rendez-vous tout est ok. Je roule sur les bords de la national le vent léger me pousse c’est tout bon, je croise une jeune suédoise que va sur Nice, nous échangeons quelques phrases et je suis stupéfait, elle semble jeune elle est seule et elle va à Nice. Je sens que pour elle cela va être une chouette expérience, en tout cas je le lui souhaite. Je roule tranquille je commence à avoir mal au cul, cela fait presque quatre heures que je suis sur ma bicyclette rien d’anormal.

Arrivé au parking du cuvier, je retrouve la bande et c’est partis pour une toute petite session de grimpe. Cela fait des semaines que je n’ai pas grimpé, j’ai des jambes en acier et des bras en chocolat alors les devers et autres trucs ou il faut s’énerver c’est pas pour moi. Il y’a toute la petite bande c’est bien agréable, et je passe un bon moment, je sais ce qu’il me reste à faire, je sais que je vais devoir rouler de nuit et que je ne vais pas m’éterniser alors je profite de la grosse demie-heure de soleil qui reste et c’est départ. Je ne suis pas vraiment fixé sur le chemin à prendre et décide pour le départ de remonter sur le plateau et faire la portion de côte en virage on c’est vraiment dangereux et commencé par cela me met tout de suite dans le bain. C’est décidé je vais tout faire pour éviter les voitures, bien trop dangereux.

Je prends la route roule et je me sens bien mieux, pas voiture, plat, des arbres, le bonheur en comparaison du bruit, des voitures qui passent toujours un peu prés. Sur la route ronde l’obscurité commence en l’emporter et au détour d’un virage je trouve en prend un triangle de signalisation laissé par une voiture et le place sur l’arrière de mon vélo. J’ai senti comme un signe qu’il fallait que je le prenne et c’est ce que j’ai fait, mon intuition. Au croisement de la route de Ury Fontaible je coupe à travers la forêt par un chemin forestier c’est un vrai bonheur seul au monde.

Arrivé sur Reclose je prends une petite route qui me descend sur grez sur loing il fait nuit l’aventure nocturne commence, ça fonce je passe au dessus du loing c’est chouette. Tout va bien mais je tombe sur une route bloqué avec un passage à niveau inexistant, tout est bloqué, on ne passe pas. Il y’a la la maison de la garde barrière et je lui demande si malgré tout je peux tout de même passer, ça réponse et toute Française, c’est interdit mais les gens passent par là. Je vais faire un petit repérage à pied et passe ensuite à vélo, effectivement si un train passe c’est pas terrible surtout que je suis dans une courbe la visibilité n’est pas bonne, enfin bon…

Passé grez-sur-loing je suis les indications de mon téléphone et je commet l’erreur de ne pas trop faire attention et me retrouve engagé dans un chemin pas franchement agrèble, je n’y vois rien et cela secoue dans tous les sens, je vais comme cela me faire secouer pendant un bon moment. Il fait nuit je n’ai aucun repère et je suis confié mon téléphone, je déteste cette situation… Je suis la planté dans un morceau de forêt et je suis les flèches de mon écran. Je finis par arrivé sur les bords du canal. Il n’y plus de chemin et ca roule de plus en plus mal, puis c’est terminé plus de chemin, un pont en hauteur très peu accueillant, c’est bon j’ai compris il faut passer par la. C’est clair que le portage ne va pas être simple, mais ça passe. De l’autre côté de la rive je suis sur du dur cela devient plus facile. Je continue et arrive sur Darvaut à partir de la je connais parfaitement le chemin et tout s’enchaîne, la nuit est bien présente et pourtant il n’est que huit heure mais il fait déjà nuit depuis plus d’une heure. Les étoiles se sont installées dans la voûte

 

Les kilomètres s’enchaînent tranquillement je change ma position pour trouver un semblant de confort puis j’arrive à Lagerville, c’est bon plus que quelques kilomètres c’est bon c’est la fin. La fin de ce premier Paris / Bransles. Ca y’est c’est fait !