Belle du seigneur – Albert Cohen

Ce livre, certains livres sont des choses un peu sacré. Il y’a parfois des mystères cachés et quoi de de plus simple que de ranger ces secrets dans un ouvrage et de laisser le soin aux lecteurs de les trouver.

Laissé, abandonné, oublié, regardé, mis dans la liste des choses à faire.

C’est après une très longe période que je me suis décidé à rentrer dans cet ouvrage et c’est très lentement que j’ai lu ce livre. Plus de trois mois pour passer d’un rencontre à une fin. Les émotions que ce livre donnent sont troublantes, on succombe, on est parfois écrasé par certains chapitres.

Les personnages sont
Solal: Digne héritier d’une lignée de croyant, son père est un grand rabbin sont éducation religieuse, sont esprit fin, connaisseur des âmes humaines, c’est un grand manipulateur, égoïste et calculateur, qui sait vivre l’instant et jouer son personnage dans cette société Genevoise.

Adrien Deume: Il est adorable de bêtise, il passe sont énergie à paraître et se pense si malin si spirituel. C’est un imposteur il le sait, son ascension et son image sont les moteurs de sa vie, il compte, il possède, mais il est petit dans son esprit, il se plie aux exigences du monde, il ne souhaite qu’une chose appartenir et sentir l’admiration dans les yeux de ses semblables. Il est touchant, car il est d’une inoffensivité absolue.

Ariane: La belle, emprisonnée dans les rôles que la vie lui donnent elle cherche, se cherche, crée, invente, se force à construire une vie de roman, la quète de sa vie, c’est de construire cette ile solitaire dans laquelle les amoureux peuvent se perdre et vivre une passion quotidienne.

Mangeclous, et ses acolytes, ils sont la partie sombre et populaire de l’âme de solal, extravagant sans règle, menteurs, peureux

Mariette: La dame de chambre de la belle, qui replace les choses qui comprend les choses de la vie sans en voir les subtilités. C’est inconsciemment que Mariette pousse Ariane dans cette direction, elle qui considère que la bêtise de cet Adrien est bien trop importante pour sa petite Ariane.

Antoinette: C’est un mélange de petitesse de bêtise on ne peut qu’avoir de la pitié pour ce personnage qui incarne toutes les petites vilenies de bourgeois de province.

Le livre est terminé, je savoure ces quelques moments, je me sens presque débarrassé, mais que de belles façons de décrire les choses avec tant de précision.