1Kvaches, La randonnée !

La randonnée des 1KVaches.

Alors avant d’entrer dans les détails il est bon de mentionner que le plateau tire son nom du nombre de sources qui sont présentes. Il est aussi bon de mentionner que le tracé, la composition des sacs et celle des menus à fait l’objet d’un long travail collectif, cela peut paraitre comme un détail mais c’est un point important.

Jour 1

On se retrouve à la maison, je viens de rentrer de Hollande, je suis fatigué l’ambiance avec madame est au top, et je ne dispose que de quelques dizaines de minutes pour préparer mon sac et partir.

Pas le temps de prendre un café et hop nous partons en modus direction le plateau ! Ca y’est nous sommes dans l’ambiance de la promenade.

On fait une pause rapide sur l’autoroute, Stéphane nous gratifie de collations abondantes et sucrés. Nous quittons l’autoroute et parcourons les petites routes en direction d’Eymoutiers.

On tombe sur une boulangerie et quelques minutes plus tard nous avons tous un gâteau dans la bouche. On se pose sur le parking de la gare on se change, on prépare nos et sacs et comme nous avons un peu de temps devant nous et qu’il est bon de faire marche le commerce local nous nous dirigeons vers le café littéraire. On y descend une bière, nous aurions pu continuer ainsi mais les aiguilles tournent et il nous faut nous diriger vers la gare.

On embarque dans le train mono wagon direction Meymac, je suis un peu surpris, train est en super état les sièges sont confortables et la contrôleuse est souriante et ne vérifie nullement nos titres de transport.

Les gares passent et nous descendons à Meymac, nous y sommes le départ est lancé.

Il fait presque nuit, la lune est pleine le ciel presque dégagé, la visibilité est parfaite, nous pourrions marcher toutes la nuit mais nous préférons gagner un café. On s’y arrête prendre une seize et faire une partie de baby-foot. On sort du bar et nous retombons sur un autre café, nous sommes obligé de nous y arrêter et on se prend une petite Licorne puis un cognac pour nous donner du courage. Cette dernière halte nous permet de rencontrer la gloire du village, un phénomène un peu alcoolisé, c’est l’artiste du village.

C’est un peu alcoolisé nous aussi que nous partons et enfilons les quelques kilomètres qui nous séparent de notre lieu de repos.

Arrivé sur place, je suis content de savoir que je vais enfin pouvoir dormir, je n’en peux plus je suis exténué, il est indispensable que je dorme. La tente monté un godet enfilé je m’écroule dans le tente et plonge dans les bras de Morphée.

 

 

Jour 2

Le réveil intervient un peu trop tôt je n’ai pas assez dormis et je ne suis pas de ce que l’on peu qualifier de bonne humeur, il me manque des heures de sommeil. On s’enfile un petit déjeuner composé de café et de tartines badigeonnées de miel, on range toutes les affaires et prépare les sacs.

Nous quittons notre campement et prenons le chemin qui nous mène au sommet, nous espérions disposer d’une vue à 360° mais à la place nous contemplons les débuts de chutes de neige.

 

Nous enfilons nos pantalons de pluie et nous sortons nos vestes en gore tex et contemplons ce beau spectacle. Il est onze heure et le soleil est bien caché, les flocons sont gros et tombent au sol en douceur, nous nous amusons à avaler ceux qui se présentent à proximité de nos bouches voraces. On pense tous que la neige ne va tomber que pendant quelques dizaines de minutes, la météo n’est pas du tout celle qui était initialement prévue. Nous commençons tous à progressivement être trempé, et j’espère que cet épisode neigeux ne va pas durer trop longtemps, mais il n’en est rien. Le temps passe et la neige tombe en abondance. Nous installons un campement de fortune en nous abritant  sous les épicéas, afin de faire la pause déjeunée et nous buvons une soupe bien chaude. La pause terminée il faut se remettre en chemin, le vent a forci et la neige tombe fort, mais la route de l’aventure nous avale. On avance, les conditions sont vraiment hostiles et nous sommes couvert s de neige. Je n’ai pas de gant, je sens que l’eau commence à passer la frontière du Gore-Tex et je mes coudes se retrouvent mouillé. Nous ne croisons personne, c’est un véritable désert.  Nous arrivons sur une partie plus dégagé et faisons fuir un renard qui devait sans avoir beaucoup à faire.

Sur le chemin nous croisons une personne qui est en train de bricoler son engin forestier et il va prendre en charge pendant quelques heures le petit N.

Nous continuons à travers la neige à frayer notre chemin arrivons dans cet endroit improbable qu’est Varieras, ou toutes les maisons sont pourvus d’un toit de chaume, ce donne un cachet particulier et une atmosphère hors du temps se dégage du lieu.

Les kilomètres passent puis d’un coup les chutes de neige s’arrêtent et laisse la place à un soleil rayonnant, mais pas chaud. Nous en profitons pour nous arrêter et prendre un petit pastis, toutes les occasions sont bonnes.  On regagne Bugeat et nous avons le moral le temps semble passer au grand beau. Nous prenons dans le supermarché toutes les petites choses utiles au bonheur de nos estomacs et nous nous dirigeons à la boucherie et en regardant par le vitre je vois le petit N qui semble être frigorifié et c’est le cas la pluie tombe, nous allons prendre quelques gâteaux, pour le soir et pour nous remonter le moral. On s’abrite sous le auvent de l’hôtel des voyageurs et nous attendons que cela passe.

 

Le soleil commence à faire son apparition, il était temps il est 18h. On sort de la ville pour trouver un emplacement où nous installer. Seulement, nous nous orientons mal et prenons un chemin placé sur le mauvais côté de la rivière, nous montons et nous sommes sur une bute, pas évident de trouver un morceau plat dans ces conditions. Après avoir bien cherché nous tombons sur un emplacement qui devrait faire l’affaire. Cette fois pour le feu nous sommes équipé de sciure, d’allume feux et de foin, avec tous ces éléments l’allumage du feu devrait être d’une grande simplicité.

Le feu est lancé nous avons une belle flambée il est temps de se réchauffer et de se sécher. Nous mangeons comme des seigneurs, buvons de la bière et clôturons le diner par des pâtisseries. Au regard des conditions météo ce n’est que justice.

Je me couche le ventre plein, mon compagnon de chambré est lui bien alcoolisé.

J3

Il est tôt mais le petit N signale sa présence à ses petits camarades par des ronflements qui sont dignes d’un film comique, mais ici tout est bien réel, on apprendra plus tard que pour lui la nuit fut longue et un petit monticule placé sur le côté de sa tente prouve d’un trouble gastrique évident. Décidément le petit N prend cher, pour tout le monde cette randonnée est difficile mais pour le petit N c’est de l’extrême.

On prend notre petit déjeuner et ce lancement de journée se ritualise, le rangement et le démontage des tentes son des formalités accompli par des ouvriers experts. L’heure de départ quant à elle ne change pas et nous décollons du campement sur le 10h du matin.

La météo est clémente en comparaison de la veille, le ciel est lourd mais on sent le soleil présent et il suffirait d’un peu de vent pour nous dégager de ces nuages, nous aurons pendant notre matinée quelques éclaircies.

On emprunte pendant quelques centaines de mètres la voie de chemin de fer afin de regagner un petit chemin. Les chemins que nous empruntons sont jolis et nous effectuons quelques minis pauses.

Les kilomètres passent et la mission est lancée, il faut trouver des bouteilles de vins pour le bivouac de ce soir. Jamais simple dans une zone ou, aucun commerce, une faible population sont deux aspects qui rendent cette mission particulière. Après avoir essuyé quelques refus on tombe sur un vieux couple ou couple de vieux qui reviennent de promenade et après quelques phrases échangées et un billet de 20€ nous repartons avec une bouteille de rouge et une bouteille de blanc.

On trace notre chemin, tout le monde est exténué, je pars à la recherche d’un emplacement et comme c’est notre dernière nuit je souhaite trouver quelque chose de sympa, après avoir un peu cherché je trouve un endroit parfait. Un charme pluri-centenaire, un tapis de feuille et une vue dégagée et du bois mort à proximité.

Je me lance sur le feu et après une longue préparation le feu démarre, un seul coup de briquet suffit.

On prend avec S un fou rire car nous étions en train de penser à la même chose, à savoir est-il recommandé de commencer par le rouge ou le blanc ? Nous n’avons pas la réponse mais nous avons pour notre part commencé par le blanc. Ce qui a la qualité gustative du produit était un choix judicieux.

Nous préparons nos lyophilisés et apprécions notre campement c’est notre dernière nuit, demain l’étape sera courte.

J4

Nous sommes le dernier jour tout le monde est cuit, la souplesse des premiers jours a disparu et nous démarche ressemblent à celle de robot mal programmé. Le petit N a retrouvé le moral et le sens de l’humour, enfin un petit peu car plus on avance plus on commet d’erreur et plus on fait des demis tours. Et cela malgré la présence d’un expert carto IGN et d’un téléphone indiquant la position. Nous ne sommes juste collectivement pas au top, c’est tout. On arrive après pas mal d’hésitation à sortir de la forêt et à regagner une route. Puis à nouveau c’est traversé de champ, de rivière et forêt. Une chose est sure c’est que nous ne nous laissons pas gagner par l’adversité, les embuches et difficultés sont déjouées et contournées. Les trajets que nous prenons montent forts. Finalement cette journée est plus difficile que ce que nous  avions imaginé.

Sur les 12 kilomètres qui doivent être parcouru nous en faisons finalement un peu plus de 16.

Arrivé à Eymoutiers je sens que le petit S est soulagé comme libéré.

Voilà c’est maintenant dernière nous et il faut maintenant penser à la prochaine.

 

Les statistiques

Alcool consommés :

  • Bières (licorne, 1664, Elephant, Afligen, Brasserie Michaud)
  • Pastis
  • Wisky
  • Cognac
  • Vin blanc et vin rouge