Une mer, deux océans, trois continents – Wilfried N’Sondé

Une mer, Deux océans, trois continents.

Cet livre est singulier, c’est un roman basé sur un personnage existant. Donc ce n’est pas une biographie, mais plutôt une espèce de conte.
L’histoire d’une prêtre qui est un des premiers prêtre noir. Il vit dans un village, son nom commence à circuler, ce qui émane de lui est pur et les hommes s’approchent de lui, lui font confiance, c’est presque un saint.
Sa renommée dépasse son village est arrive aux oreilles du roi qui traverse un moment délicat.
L’esclavagisme se met en place et commence à dérégler les structures de ce royaume. Des rafles sont organisées et visent à cueillir le plus grand nombre d’individu, les délations entre familles se répètent et finissent par créer une atmosphère invivable et condamne le royaume vers une lente destruction.
Le roi le missionne d’une mission, rencontrer le pape et défendre l’intérêt des esclaves et tenter d’enrayer le processus. Ce qui est à noter c’est cette frénésie qui entoure les environs du port de départ.
Cela se déroule dans les années 1600, le roman est intéressant l’écriture est simple, non forcée, presque épurée. L’histoire est surprenante et ce qui encore plus surprenant c’est que les faits marquants sont authentiques.
Le périple du prêtre mérite d’être connu, ce qui est à retenir c’est son nom: Antoine Emmanuel Nsaku Ne Vunda (Dom Antonio Manuel).