Leon l’Africain – Amin Maalouf

Leon L’Africain – Amin Malouf

Enfin un roman. Enfin non pas complétement car cela narre l’histoire d’un personnage réel. C’est en lisant ce livre que l’on peut se dire « tout de même quelle vie incroyable, quelle suite d’événements ». Certaines personnes sont vouées à des destins que l’on peut qualifier de hors norme, et c’est assurément le cas de Léon.
Le contexte est celui d’un siècle mouvementé, mais quel siècle n’est pas mouvementé ?.
L’histoire se déroule entre 1488 et1526, elle raconte la vie d’un personnage qui va être amené à prendre part à des éléments majeurs et cela de manière un peu fortuite au début.
Au commencement le personnage, il nait dans une famille importante de Grenade, son père à déjà deux femmes dont une esclave Chrétienne, volée aux Castillans. C’est déjà assez étonnant de faire le constat de la place des esclaves dans la société Musulmane de cette époque.
Grenade va être prise par les Castillans et l’exil de la famille vers Fez ou tous les Grenadins arrivent n’est pas une belle aventure. Les anciens Grenadins on s’en doute ne sont pas attendus par les Fassis. Le père ne retrouvera pas une place comme celle qu’il occupait, à savoir peseur, c’est-à-dire l’homme qui garantie que les quantités échangées sont correctes. Cela est un poste important ou le commerces est ce qui assure la prospérité de la ville.
Après des études faites dans une école ou le coran est appris par cœur et ou la calligraphie est enseigné aux élèves, notre Hassan al wazzan rencontre d’autres garçons qui vont eux aussi avoir un destin hors norme. On peut y voir des coïncidences incroyables ou plus simplement un destin qui s’écrit par des hommes qui se voient être importants et qui de fait le deviennent.
La sœur de Hassan est promise à une personnage clés qui devrait assurer prospérité au père de Hassan, mais ce personnage est un criminel. Un amis de classe de Hassan va se renseigner sur ce lui et découvrir qu’il a fait tuer et disparaitre certaines de ces femmes. Hassan va donc demander à son père de renoncer à ce mariage. Par un stratagème finement mis en place le mariage va être annulé et la vengeance va conduire cet affreux personnage et faire interné dans un dispensaire pour lepreux cette pauvre Warda. Elle y restera pendant plusieurs années.
Par la suite Hassan va commencer une carrière de diplomate, ce par l’intermédiaire de son oncle. Lors de ce premier voyage une esclave lui est donnée, femme dont il est très amoureux et qui lui sauvera la vie. Il s’entreprend ensuite de gagner de l’argent par le commerce et sa première campagne pour aller acheter de veste dans un village va se trouver par un concours de circonstance être extrêmement lucrative. Ce qui le conduit à des idées de grandir comme celle de se faire construire un palais à l’extérieur de la ville. Toute cette fortune va être ensuite perdue dans l’espace d’une nuit.
Hassan va ensuite voyager dans toutes la méditerranée et faire de nombreuses rencontres, une vie incroyable avec une forme de résignation, car il se retrouve à tout perdre et ne lui reste que son statut. L’époque est tournée vers les conflits, les brigands occupent les routes, c’est sûr que ce monde n’est pas très sur. Il est facile de comprendre pourquoi les murs des enceintes des villes sont si hauts.
Ce qui va pousser notre Hassan à quitter Fez ce sont les ottomans qui vont imposer à la ville un contrôle fort et se traduira par de nombreux pillages.
Par la suite Hassan va être capturé et devenir un esclave. Cela peut paraitre incroyable, mais il va être emprisonné et cela dans la cité de Rome. C’est vraiment un destin hors norme, car il va être en contact avec le pape et même devenir son émissaire. La vie de cette personne est vraiment hors norme.
La fin du livre me conduit à me dire que dans la vie, il faut oser ! On passe trop de temps à avoir peur, il faut y aller !

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