André Mornet, Procureur de la mort – Jean-François Bouchard
Un livre offert par mon papa. Ce livre retrace l’histoire d’un procureur hors norme. Ce procureur c’est André Mornet. Il commence sa carrière par un poste simple et rapidement son ambition le conduit à occuper plus de responsabilités. Ce qui est troublant dans ce personnage, c’est son application à être dans le cadre et à y rester. Il y’a la loi et lui il applique la loi. Il est profondément antisémite et pendant ses années activités il va montrer cela par des choix très singuliers.
Pour commencer dans l’horreur cela va débuter par les tribunaux qui sont montés pour juger les soldats qui pendant la guerre ne vont pas combattre. C’est-à-dire toute personne qui va pour une raison ou une autre être amené à être absente, alors Mornet proche de la ligne de front va lors d’un procès express, juger et condamner. Sa sentence c’est la peine de mort qui est traduite par une fusillade. Le nombre de personnes qu’il fait fusiller est impressionnant, ce sont plus de cent personnes. Bien sur mis en regard du nombre de personne qui meurent au front c’est rien, mais lors de la lecture du livre on peu constater son absence d’indulgence et se capacité à faire fusiller.
Ensuite la deuxième période la plus exceptionnelle se produit alors qu’il est retraité et qu’il pourrait rester chez lui, mais non ! Mornet n’est pas de ce genre de personne, car il est de ceux qui aide. Et son aide est précieuse ! Elle consiste à étudier les dossiers des personnes qui sont naturalisées Française. Oui c’est ce qu’il va faire, il va chercher dans les dossiers les irrégularités et retirer à des personnes leur nationalité. Ce qui pour beaucoup va se traduire par une déportation dans les camps, dont beaucoup ne reviendront pas. Combien de personnes vont être dans ce cas ? Sans doute plusieurs milliers. Plusieurs cellules sont montées pour traiter ces dossiers, mais celle de Mornet et de toutes celles qui traite le plus grand nombre de dossier et celle qui à le nombre de destitution le plus important, tout cela alors qu’il pouvait s’il le souhaitait rester chez lui à la retraite. Ce livre permet de mettre en lumière comment certains personnages peuvent changer la vie de certaines personnes et quel pouvoir de nuisance il possède.
Pour finir c’est ce même procureur qui après avoir travailler pour Pétain est devenue celui qui l’a jugé et celui qui la fait condamner à mort. Tout simplement.
Le dernier chapitre donne à regarder sur la partie comment les salauds sont-ils utiles dans la société et comment voir même ils sont dans la contexte d’un changement de régime indispensable.
Alors oui c’est un livre intéressant à lire, mais ce n’est nullement divertissant.
